Circuit des tailleurs de pierre - Bulat-Pestivien

Walking/pedestrian at Bulat-Pestivien

3.5 km
Walking/pedestrian
1h 30min
Easy
imgcarousel-name-misingBulat-Pestivien
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Points of interest
1 La fontaine de Saint Nicolas
Elle est située au C’horonk, en bordure de la route de Maël-Pestivien, de l’autre côté du lavoir.Le culte de Saint Nicolas remonte à l’an 1700 quand Me LE CLEUZIAT sculpta pour le recteur J. RAOUL une statue de saint à qui était dédié un des huit autels de l’église de BULAT. C’est sans doute après la destruction de cet autel, pendant la Révolution, que fut ornée la fontaine d’une niche en granit pour accueillir la statue qui aujourd’hui a disparu.
Dite aux «conscrits», elle avait la vertu de faire tirer le bon numéro aux hommes qui invoquaient le «bon Saint Nicolas» pour ne pas partir au service militaire.
2 Village de Porz ar Goff
Porz ar Goff signifie « La cour du forgeron » en français. C’est à partir du centre vital de la paroisse médiévale primitive, Pestivien, que s’est créée la cour du forgeron. Incontournable artisan de l’économie rurale, il fabriquait les outils aratoires nécessaires à l’agriculture ainsi que toutes les fournitures indispensables à la vie courante (clous, serrures, pentures de fer...). Cette activité engendra la création de ce village à l’architecture vernaculaire qui vit l’implantation d’activité annexe comme une auberge.
3 Village de Pestivien
Pestivien, situé sur le chemin de Saint Jacques, a été paroisse jusqu’au 14 juillet 1804. Le
presbytère, jouxtant la chapelle Saint Blaise, fut un centre spirituel et intellectuel important. En 1516, les habitants de la ville de Guingamp sollicitaient le «mestr d’école» de Pestivien qui assurait la formation héologique de leurs prêtres. Au 18ème siècle, le presbytère hébergeait encore un recteur et 6 vicaires. Sur le placître, le calvaire daté de la première moitié du 16ème siècle, dégage, dans sa remarquable simplicité d’expression, une puissante spiritualité. La mémoire orale rapporte qu’au 19ème siècle, un fameux bandit, du nom de Jérôme Gaudu, aurait caché son trésor, fruit de ses rapines, dans un mur de l’enclos (il n’a pas été encore découvert à ce jour).
4 Bulat « Kerfeunteun »
«Celui qui n’aime pas l’eau n’a pas le cœur vrai»
Angéla DUVAL
« Elle est proprement la cité des fontaines, nulle autre ne mériterait mieux le nom de Kerfeunteun décerné jadis par les vieux chefs à tant de localités bretonnes. De quelque côté qu’on y entre, on est salué par le clair chant des sources. Elles coulent, limpides et intarissables, imprégnant l’atmosphère d’une exquise odeur de mousse humide, versant à toutes choses la vie et la fraîcheur » (Anatole Le Bras)
5 Venelle du presbytère
Hent ar presbital : Saint Yves emprunta 100 fois et plus ce chemin de pèlerinage. « evit mont d’an iliz » : pour aller à l’église
6 L’église de Notre Dame de Bulat
Né d’un vœu d’un seigneur de Pestivien et de sa Dame, cet édifice, premier exemple de l’adaptation du génie breton de l’architecture de la Renaissance, fut érigé entre 1500 et 1583, sous la conduite du Maître d’œuvre Fouquet Jehannou. Cet édifice, qui ne comporte pas moins de 38 représentations d’enfants, est dédié à la Vierge protectrice de la Maternité (Bulat du breton bugel- enfant, bugelat- enfanter).
A remarquer : l’étonnante suite macabre comportant 5 représentations de l’Ankou (en Bretagne, l’Ankou
symbolise le «passeur» des âmes). Celui du contrefort brandissant 2 tibias fut qualifié de «spectre hurleur
de la mort» par Prosper Mérimée au 19
ème
siècle.
La flèche de l’église Notre Dame de Bulat, la plus
haute des Côtes d’Armor, culmine à 66 mètres.
7 La place du bourg
L’espace compris devant Notre Dame de Bulat a toujours servi à de multiples activités et de lieu d’assemblées. La justice y était notamment rendue (lit de justice et salle de police).
Le pardon annuel se célèbre le dimanche après le 8 septembre.
Depuis 1747, il s’y déroule la troisième plus grande foire aux chevaux de Bretagne. Cette manifestation continue d’attirer chaque année des milliers de visiteurs.
8 Le « vieux » bourg
Le 14 juillet 1804, la paroisse précédemment sise au village de Pestivien fut transférée à Notre Dame de Bulat. De ce fait, le centre des activités se déplaça naturellement autour de Notre Dame. Dès lors, Bulat, de simple village, devint le cœur de la commune.
A la fin du 19ème siècle, celle-ci comptait jusqu’à 1 800 habitants. Ce nombre chuta notablement au cours du 20ème siècle pour cause de désertification rurale. La population de Bulat-Pestivien, stabilisée depuis quelques années, gagne 8 % au recensement de 2005 et atteint aujourd'hui 480 habitants.
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