img-name-mising

Balade avec la chauve-souris - Hengoat

Walking/pedestrian at Hengoat

12.3 km
Walking/pedestrian
3h
Easy
  • Documentation
    GPX / KML files allow you to export the trail of your hike to your GPS (or other navigation tool)
  • Accepted customers
    • Individuals
Points of interest
1 Départ du circuit: devant la mairie
Départ du circuit: devant la mairie
2 Le bourg métamorphosé
Ce bourg dit bourg-rue a une histoire bien particulière!

1846 marqua un changement radical dans la physionomie du bourg. Le très mauvais état et les petites dimensions de l'église, imposent une décision cruciale prise par les conseils, municipal et de fabrique (paroisse), en janvier 1846: il faut détruire l'église...
3 L'église Saint-Maudez
Des souscriptions en 1846, 1849 et 1850 permettent la construction de la nouvelle église, du mur du cimetière et du presbytère.

Un pardon rythme toujours le temps à Hengoat, le deuxième dimanche de juillet.
4 Les maisons trégoroises
Que se cache-t-il derrière ces hauts murs?

L'architecture locale:
Derrière ces hauts murs se dévoilent d'anciennes fermes aux allures imposantes.
Au logis sont accolées les dépendances à vocation agricole (étable, écurie, grange, cellier).
L'enceinte abrite le jardin clos (potager et arbres fruitiers en espalier), la cour avec le puits et l'aire à battre.
5 Le Hêtre
Essence forestière, le Hêtre a été domestiqué dans le paysage bocager de Basse Bretagne qui lui offrait les conditions d’humidité et de fraîcheur nécessaires à son développement.
Lorsqu'il pousse isolément, exposé aux vents, juché sur un talus, le Hêtre est plus dur, plus résistant.
Le bois de Hêtre était prisé des sabotiers qui taillaient dans le tronc une rondelle de 20 cm environ pour confectionner une paire de grands sabots.
6 Le manoir du Rumain
Un épisode de la chouannerie

Le 25 juin 1791, le Garde Nationale de la Roche Derrien venue s'emparer des mortiers du château du Rumain (donnés par le roi) dut battre en retraite mais le Comte du Rumain fut tué. Le fils de ce Comte n'était autre que Charles Guillaume de Trolong, alias Pipi Gouez, né à Hengoat le 12 janvier 1770. Cet évènement le conduisit à devenir le chef des chouans de la région de Lannion.
7 Les routoirs de Launay
Qu'est-ce qu'un routoir?

Les routoirs très présents au 17ème siècle sur le Trégor-Goëlo se situent près des cours d'eau.
Un routoir comporte un ou plusieurs bassins maçonnés et pavés, alimentés en eau par un ruisseau. Une bonde verticale assure la retenue et l'évacuation des eaux.


Pour quoi faire?

Le rouissage permet de séparer les fibres textiles du lin, du bois et de l'écorce. Le lin pourrit dans ces retenues d'eau avant d'être séché puis acheminé vers les moulins à teiller.
Ce site est isolé en raison de la pollution et des odeurs nauséabondes produites par le lin en putréfaction.
8 Le Launay
Avez-vous remarqué ces poteaux fichés en terre avec une encoche? On appelle cela les "post-benerezh" (montant, poteau de pierre taillée): il s'agit de blocs de granit entaillés pour poser une barre en bois pour clore les champs.

Dans ces champs on cultivait le lin...

9 L'allée de châtaigniers
Apprécions cette voûte naturelle!
C'est l’œuvre du châtaignier qui pousse ici en taillis. Au lieu de n'avoir qu'un tronc, les arbres ont été taillés à la base et ont donné de nombreux rejets qui feront de belles perches. Celles-ci seront exploitées pour les piquets et le chauffage...
10 Traou Dour
Ce site est dédié à l’eau domestiquée. Le lieu se nomme Traou Dour, (bas de l’eau, vallon, en breton).
Dans ce petit enclos, les sources locales alimentent un lavoir, une fontaine et un routoir. Ceci nous renvoie aux divers usages de l’eau avant l’arrivée du confort moderne dans les maisons.
L’eau n’était pas facilement accessible : il fallait aller la chercher à la source, au puits ou à la fontaine, aller au lavoir pour nettoyer son linge…

Le site a évolué
Un routoir, est devenu lavoir quand l’activité du rouissage s’est éteinte. Puis le site a été laissé à l’abandon. Mais il fut réhabilité en 2002 et 2006 comme élément du patrimoine.
11 Le manoir de Trolong Bras
« Au loin vous apercevez le manoir de Trolong Bras et son fidèle pigeonnier ».


Le pigeonnier
Les nobles ayant plus de 300 journaux de terre ont le droit de construire un pigeonnier. (1 journal = an devez arat, correspond à une journée de labour avec les chevaux, soit un demi hectare).
L’édifice a la forme d’une tour avec un toit en coupole.
Une échelle intérieure dessert les nombreux boulins, c'est-à-dire les alvéoles, pour les nettoyer et y ramasser les œufs et les pigeonneaux.
Le colombier servait à approvisionner la table des nobles bien que les pigeons se soient nourris indifféremment sur toutes les terres !
12 Les zones humides
La vallée du Bizien

Cette vallée est parcourue par le ruisseau du Bizien. Long de 10 km, il prend sa source sur la commune de Pommerit-Jaudy et rejoint l'estuaire du Jaudy en Pouldouran.
13 La vallée du Bizien
La vie au fond de la vallée

A l'inverse d'aujourd'hui, les fonds de vallée étaient autrefois des lieux d'activité intense. Ainsi du promontoire où nous sommes juchés, il est possible de deviner les traces d'un ancien moulin: devant nous, une cascade matérialise ce qui était un trop plein, le talus massif se dressant à sa gauche est la digue de l'ancien moulin de Kerdeozer implanté sur la commune voisine de Pleudaniel. L'eau captée dans l'étang était acheminée par un long bief jusqu'au moulin qui se situait en aval. On y broyait les céréales pour en faire de la farine jusqu'en 1945. Les pierres ont été vendues vers 1960.
14 Le bocage, les talus-murs
Le talus-mur

La construction des talus par les paysans débute au Moyen Age, et est à son apogée au milieu du 19ème siècle. La fonction à cette époque est d'assurer le partage entre les cultures et l'élevage. La plantation sur ces talus, de haies d’essences locales, fournit la matière première pour les outils et les bois de chauffage. Outre la fonction de clôture, ces talus sont un excellent abri contre le vent, un habitat pour la faune et la flore.
A l'époque où les pays est à l'apogée de l'activité du lin (19ème et 20ème siècle) le talus est consolidé par un muret, signe extérieur de richesse.
15 Le bocage, le chemin creux
Les chemins creux sont des voies de communication entre les parcelles, les hameaux et le bourg. Sillonnant le bocage, ces chemins ses ont creusés au fil du temps par le passage de l'homme, de ses attelages et de l'eau qui y fait son lit.
Le chemin creux est au paysage ce que la ride est au visage: il se creuse avec l'âge.

Hengoat, épargnée par les remembrements, dispose encore aujourd'hui de nombreux chemins creux toujours bordés d'arbres et souvent de murets.
Ce réseau est l'une des richesses patrimoniales de la commune.
16 Les convenants
« Sur notre parcours de drôles noms de lieux sont fichés sur la signalétique : convenant Bourdelès, convenant… Pourquoi ? »

Le convenant est un fermage particulier au Trégor. Il s’agit d’un faire valoir de la terre
Il est « convenu » d'une double propriété pour une même terre : le foncier appartient au seigneur et les "édifices et superficies" appartiennent au paysan appelé convenancier.
17 La fontaine Saint-Maudez
« N’ayez pas peur de vous avancer, aucun reptile ne viendra vous chatouiller les pieds. Saint Maudez vous protège. »

En cas de morsures de vipères, ou de bêtes venimeuses, on faisait appel à St Maudez. Ce moine se serait retiré sur une île infestée de vipères et les aurait fait disparaître.
Depuis, la terre de cette île serait un remède miracle comme vermifuge ou contre le venin ou les enflures.

18 Stang Bizien
En 1709, un fait tragique se produisit dans cet étang. Un jeune seigneur part un matin d’hiver à la chasse aux cygnes. Celui qu’il tue tombe sur la glace de l’étang. Le chasseur tente d’aller le chercher et se noie. On raconte encore aujourd’hui que la thèse de l’accident est douteuse… Ce fait inspira une gwerz.
Composée sur le vif, transmise par oral de génération en génération, la gwerz est une complainte basée sur des faits authentiques et le plus souvent sanglants.
Les informations (les faits et la rumeur publique) étaient transmises principalement par l’oral dont les chansons, les contes, les légendes…ar gwerzioù.
Il faut se rappeler que lire et écrire n’est théoriquement donné à tous qu’à partir de la fin du XIXe siècle.
19 Keraliès
Un fait divers dramatique :

Le 3 septembre 1882 à une heure du matin, un meurtre non élucidé était perpétré à Hengoat au lieu dit Convenant Guyader, après le battage du blé. Cette nuit là, Philippe OMNES, cultivateur né le 1er juin 1857 était assassiné (étranglé) et retrouvé crucifié aux brancards d’une charrette dont on avait fait basculer l’arrière…
Ce fait a défrayé la chronique de l’époque, les soupçons se sont vite portés sur la sœur et le beau-frère du supplicié mais aucune preuve n’ayant pu être relevée, ceux-ci ont été acquittés.

Cependant, au cours du procès, l’on découvre les singuliers agissements des protagonistes autour de la sulfureuse statue de saint Yves-de-Vérité ! Dans ce pays du Trégor, l’on continue, en cette fin du XIXe siècle à « vouer » à saint Yves –de-Vérité ses ennemis intimes. Et si le saint en reconnaît le bon droit, les personnes « vouées » mourront dans un strict délai de neuf mois !
Ce fait divers a donné naissance à un roman « le crucifié de Keraliès » écrit par Charles Le Goffic en 1891.

Deux saint-Yves… à quel saint se vouer ?
Saint-Yves-de-Vérité, à Trédarzec, n’est que le double intransigeant du bon saint de la justice, patron des avocats du monde entier, saint Yves Hélouri, de l’autre côté du Jaudy, à Minihy-Tréguier.

Pour « vouer » quelqu’un à saint-Yves-de-Vérité (c'est-à-dire pour le tuer) il fallait en appeler aux « pèlerines par procuration » qui seules connaissaient les rituels de la condamnation. Le « voué » mourrait, au terme prescrit, en « se desséchant sur pied ».

20 Le calvaire de Keringant
Le calvaire en granit datant de 1691 a été inscrit à l’inventaire des monuments historiques en 1970.
Il représente les quatre personnages de la Crucifixion (Marie, Marie-Madeleine, Jean et Jésus)

Ce calvaire privé avait été mis en vente le 13 décembre 1969.
Heureusement, le 14 janvier 1970 il est acheté par la commune.
21 Arrivée
Arrivée
Official website of tourism in Brittany
Our suggestions